Hello mes P’tits Alsaciens !
Ce week-end, j’ai embarqué pour une aventure pas comme les autres, direction les Alpes suisses, à Grindelwald, pour vivre… non pas mon trails, mais celui de ma sœur. Une course de 43 km, qu’elle a parcourue avec courage, pendant que moi, je vibrais à chaque foulée – sans jamais poser un pied sur le sentier !
Et pourtant… j’ai vécu cette journée comme si c’était moi qui courais !
Une aventure qui commence… à 4h20 du matin !
Samedi matin. Il fait encore nuit noire quand le réveil sonne : 4h20 tapantes (oui, tu as bien lu !). Il faut s’extirper du lit, préparer les affaires, se caler un bon petit déj’ (parce que courir ou pas, faut tenir la route aussi !).
L’ambiance est à la fois calme et tendue. Les baskets sont prêtes. Le cœur bat un peu plus vite. La fameuse question revient plusieurs fois :
« Est-ce que j’ai rien oublié ? »
Nous arrivons sur place… et là, panique à bord : déjà un monde fou et, surprise, le parking est fermé. Mince ! Notre chauffeur nous dépose devant, non loin du point de départ, pendant qu’il cherche une place ailleurs. Nous, on reste, on prend nos repères. Et ma frangine commence à se demander dans quel pétrin elle s’est encore fourrée.
Moi ? Je le sais : elle va y arriver. Parce que c’est une warrior.
L’ambiance d’un départ de trail : un moment unique
7h05. Tous les coureurs sont rassemblés sur la ligne de départ. L’ambiance est euphorique.
Ça rigole.
Ça s’encourage.
Ça s’embrasse même parfois.
Ça n’a qu’une hâte, que ça démarre, pour pouvoir mieux arriver !
J’adore cette énergie unique des trails : une joyeuse bande de fous prêts à s’arracher sur des sentiers de montagne, juste pour la beauté du défi. C’est à la fois intense, un peu dingue, et tellement beau.
Le rôle de la grande sœur : soutien moral et cheerleader de l’ombre
Moi ? Je n’ai pas couru. (Petite aparté : si un jour tu me vois courir… cours aussi ! C’est qu’il se passe un truc pas cool ! 😆)
Mais j’ai été là, sur plusieurs points de rencontre, avec son mari et son fils cadet. Je lui ai envoyé des SMS pleins de punch, qu’elle pouvait lire sur sa montre, histoire de garder le moral quand les jambes flanchent.
Parce que oui, le trail, ce n’est pas qu’une histoire de mollets. C’est surtout un combat mental.
2168 mètres d’altitude… et un premier câlin plein d’émotion
8h30, nous montons dans le téléphérique direction le ravitaillement du First, à 2168 mètres d’altitude. Elle est censée y passer vers 11h. Mais avec les trails… tout peut changer, alors nous montons tôt, juste au cas où.
10h08, perchés sur la passerelle à 45 mètres du sol, nous l’apercevons ! Elle arrive ! Petit câlin à son fils, quelques mots échangés, un mini ravito, et la voilà déjà repartie. C’est dur, oui. Mais elle en a déjà pris plein les yeux. Et ça, ça booste.
Elle ne le sait pas encore, mais elle va continuer à en avoir plein la vue !
Une rando solo improvisée (et les genoux qui grincent)
Mon beau-frère me propose de redescendre avec son fils, mais moi… j’ai envie de rester un peu. De faire des photos. De profiter du moment, des paysages à couper le souffle. Il m’explique que je peux redescendre à pied jusqu’à Bort. Allez ! Le verre fini, sur un coup de tête, c’est parti !
4 km de descente, à faire en 1h20, d’après la signalisation. Je me dis que j’ai le temps. Et puis, il faut que je sois à l’arrivée vers 15h, pour ne pas rater ma frangine !
Tout va bien… au début. Mes genoux me remercient (ironie inside). Et puis, bim ! Nouveau panneau : 40 minutes jusqu’en bas. Et là, mon beauf qui m’appelle au même moment :
« Tu veux la revoir à un autre point avant l’arrivée ? »
Ni une, ni deux, je me lance : je dévale la descente en 20 minutes chrono. Bon, mes genoux s’en souviennent encore… mais au moins, j’ai tout donné, moi aussi !
Une pluie d’émotions (et un peu de vraie pluie aussi)
Nous rejoignons un petit coin en forêt. Et là, les premières gouttes tombent. L’orage est là. Pendant ce temps, ma sœur galère. Elle a mal. Elle doute.
Alors moi, je fais ce que je peux : je lui envoie des SMS-médicaments, bourrés d’amour, d’humour et de punchlines.
- 13h53 : « Allez fonce petite sœur, tu vas venir bientôt ! Courage ! »
- 13h55 : « La douleur est une vue de l’esprit. Allez ! Fonce ! » (Merci chef d’orchestre du 11 novembre pour l’inspiration…)
- 14h02 : « C’est pas 3 gouttes de pluie qui vont t’arrêter ! Tu es une warrior ! »
- 14h37 : « Allez petite sœur, tiens bon, tu peux encore les faire ! »
- 14h45 : « Je crois en toi, tu vas le faire. Donne ce que t’as à donner ! Ton corps peut encore ! »
Une arrivée pleine d’émotion à Grindelwald
15h30. Huit heures après le départ.
Elle franchit la ligne.
Fatiguée ? Oui.
Fière ? Encore plus.
Debout ? Toujours.
Et moi, j’ai les larmes aux yeux. Parce que ce que je vois là, ce n’est pas juste une fin de course. C’est une victoire sur elle-même, sur la douleur, sur les doutes. C’est un immense bravo silencieux que je lui hurle avec mon cœur.
Elle me confie qu’elle aurait aimé s’entraîner davantage. Mais franchement… quelle force. Quelle persévérance. Quelle femme incroyable !
Et maintenant ? 70 km en ligne de mire…
Le 19 septembre prochain, elle remet ça. Cette fois, ce sera le Wildstrubel by UTMB, avec 70 km au programme, et 4600m de dénivelé positif ! Et moi, je serai là. Pas sur le terrain, malheureusement, mais avec elle, via ses points GPS, son appli, et des SMS de motivation toutes les heures, entre deux cours ou deux cafés.
Parce qu’on peut être traileuse de l’ombre, de cœur, d’âme. Et ça compte tout autant.
Info trouvée sur le site officiel de la course
Et moi dans tout ça ? Un autre défi en vue
Cette année, c’est pour moi l’année du renouveau. Et à chaque page qui se tourne, c’est un nouveau défi à se lancer, je crois. Alors, j’ai décidé de me bouger davantage. Pas pour courir (faut pas rêver !), mais pour reprendre la randonnée de façon plus régulière. Et puis, mon projet, je l’ai depuis quelques années déjà. Et là, il est l’heure pour moi de me lancer. 210 km en 9 jours seront prévus. Et j’ai bien l’intention d’aller au bout de se défit-là !
Mais ça… je t’en parlerai une prochaine fois !
Conclusion : L’amour fraternel, la force mentale et l’émotion partagée
Soutenir quelqu’un qu’on aime dans une course, c’est vivre une aventure humaine intense. C’est ressentir la fatigue, le doute, la joie, même à distance. C’est être là, pas dans les jambes, mais dans le cœur.
Et franchement… oui, ça donne presque envie de chausser les baskets.
(Enfin… presque 😅)
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Les photos de cet article sont toutes signées LaPtiteAlsacienne, Cendrine MIESCH.